Beverly Whipple, infirmière, psychologue et éducatrice sexuelle dont les travaux ont contribué à faire entrer le point G dans le débat public, est morte lundi à son domicile de Voorhees, dans le New Jersey. Elle avait 85 ans. Son mari, Jim Whipple, a indiqué qu’elle était morte des suites de complications d’une maladie compatible avec la maladie d’Alzheimer.
Whipple a coécrit « The G Spot: And Other Recent Discoveries About Human Sexuality » avec Alice K. Ladas et John D. Perry. Publié en 1982, l’ouvrage explorait le plaisir sexuel féminin et l’idée d’une zone sensible sur la paroi supérieure du vagin. Il est devenu un best-seller du New York Times, a été traduit en 19 langues et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Sa façon accessible d’aborder la sexualité et son attitude ouverte envers les goûts et les orientations sexuelles ont touché des publics du monde entier. Lors d’une apparition en 1981 dans « The Phil Donahue Show », Whipple a fait une démonstration sur un modèle en plastique des organes génitaux féminins, en désignant une zone qu’elle décrivait comme sensible. Elle a expliqué aux téléspectateurs qu’il pouvait être difficile de la localiser soi-même, mais qu’un partenaire pourrait la trouver plus facilement.
La démonstration a suscité des rires gênés dans le public du studio, mais Whipple ne semblait pas décontenancée. Plus tard, lorsque l’animateur Phil Donahue a demandé à une spectatrice âgée si elle s’était attendue à parler de ce sujet à la télévision, la femme a répondu que non.
Sources: The New York Times Science.
