Après des décennies d'efforts de recherche et de revers répétés, un vaccin anticancéreux personnalisé a démontré son efficacité pour la première fois. Le vaccin à base d'ARNm de Moderna a montré qu'il réduisait de 42 % le risque de récidive ou de décès chez les patients souffrant de mélanome avancé. Ces résultats significatifs ont été dévoilés le 24 octobre lors du congrès de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO) tenu à Madrid.

Au-delà de cette percée spécifique, de nombreuses équipes de recherche dans le monde développent des stratégies vaccinales variées pour combattre de nombreux types de cancer. Bien que la plupart de ces approches visent à prévenir la récidive ou la progression de la maladie, elles diffèrent par leur composition. Certains vaccins sont personnalisés et préparés spécifiquement pour chaque patient, tandis que d'autres sont standardisés et identiques pour tous les destinataires.

Inge Marie Svane, oncologue danoise et pionnière dans le domaine des immunothérapies contre le cancer, a rapporté que plus de 200 essais de phase précoce ont été lancés pour évaluer des vaccins personnalisés contre une multitude de cancers. Parmi ces vaccins candidats, 40 % sont basés sur des fragments de protéines, 17 % utilisent de l'ARN et 8 % reposent sur l'ADN. De plus, 19 % des candidats ciblent les cellules dendritiques, qui sont responsables de la présentation de fragments de protéines tumorales mutées au système immunitaire pour stimuler une réponse défensive.

Sources: Le Monde Sciences.